La légende de Beaumont en Hainaut
« Charles-Quint et les trois Auvergnats »

Les 2, 3 et 4 octobre 2020

Contact: info@legende-beaumont.be - Dernière mise à jour: Le 13/11/2017

La Compagnie des Hallebardiers du Comte de Beaumont

Beaumont possédait une milice communale, dont le châtelain avait le commandement.

Le Besoigné de 1608 donne quelques renseignements au sujet de cette garde bourgeoise : elle se composait ordinairement de deux cents hommes portant des armes, répartis en vingt escadrons de dix hommes, sous la direction de trois capitaines, désignés par le prévôt au nom du seigneur; ces bourgeois étaient tenus de monter la garde en temps de guerre ; chaque garde ou patrouille était composée de dix hommes que l’on changeait alternativement.

Les anciens comptes de la recette de la maltôte font mention des sommes dépensées pour la garde de la ville. En 1640, Pierre Bartholomé reçoit 12 livres pour avoir fait le guet au clocher, à raison de 8 patards par jour. Le 28 septembre de la même année, il reçoit 48 sols pour avoir fait le guet neuf jours au passage des Lorrains. Les mêmes comptes renseignent une dépense de 48 livres payée à Pierre Haverland pour avoir amené des tonneaux de poudre et plusieurs livres de plomb de Mons à Beaumont, le 1er juin 1640.

A partir de 1680, le guet fut confié à Barthélemi Lecomte, moyennant un gage annuel de 120 livres.

Un compte de la massarderie de 1793 renseigne une dépense de 6 livres 6 patards payée à Alexis Cantineau et à d’autres particuliers qui ont servi de guides à la troupe.

Le Besogné indique également que la ville disposait d’un certain nombre d’armes et de munitions : 22 piques et 21 arquebuses à crochets dans l’Hôtel de Ville, 3 tonnes de poudre et 22 livres de mèches dans la Tour Sainte Barbe, 4 arquebuses à crochets et 2 serpentines au Plouy. En temps de guerre, le Comte de Beaumont renforçait les défenses de la ville en réparant et améliorant les remparts et les portes et en les équipant en hommes et en armes.


Depuis 1830, une garde civique fut organisée à Beaumont mais elle n’a pas été maintenue en activité. L’état récapitulatif du registre d’inscription, formé au mois de janvier 1876, en exécution de l’article 661 de l’instruction générale de 1859, porte à 298 le chiffre total des hommes de 21 à 50 ans inscrits pour le service de la garde civique.


Pour la reconstitution de la légende de Beaumont, cette « milice communale » est représentée par le groupe des hallebardiers. Cette compagnie de 16 hommes est armée de hallebardes et commandée par le Capitaine « Le Boiteux » et le lieutenant "Lust".