La légende de Beaumont en Hainaut
« Charles-Quint et les trois Auvergnats »

Les 2, 3 et 4 octobre 2020

Contact: info@legende-beaumont.be - Dernière mise à jour: Le 05/02/2017

Contact: info@legende-beaumont.be - Dernière mise à jour: Le 03/02/2017

Des Confréries pieuses

Les Confréries pieuses.

Les confréries pieuses, si nombreuses au Moyen-Âge, naquirent de l’esprit même du christianisme. L’église paroissiale de Beaumont en était le siège de plusieurs. La plus célèbre de toutes est celle du Saint-Sacrement, instituée par Philippe de Croy, le jour de l’octave de la Fête-Dieu, au mois de juin 1478: « Confraternité de treize personnes tant seulement, signifiant et remontrant la compaignie et conversation de notre benoît saulveur Jésus et de douze apôtres. » […]

Les confrères assistaient aux offices et cérémonies de leur association vêtus d’une robe de drap rouge et portant une verge à la main. En 1600, « à cause que le drap estoit devenu trop cher, » ils commencèrent à porter « un long manteau de pourpre, et leur serviteur (qui ordinairement estoit le concierge de la maison de ville) une casaque de la même couleur. »

Des faveurs spirituelles furent accordées à cette confrérie par le pape Grégoire IV. 1

1 Besoigné, p. 66

La Confrérie de Notre-Dame était l’une des plus anciennes de la ville. Elle comptait au XVIIe   siècle 190 confrères et consoeurs. Deux maîtres ou connétables, élus à vie, avaient l’administration de la confrérie. Celle-ci n’avait qu’un revenu de six livres tournois.


Nous n’avons que des détails peu importants sur la confrérie de Saint Jean-Baptiste qui possédait quelques biens-fonds.


La confrérie de Sainte-Anne comptait une soixantaine de membres, hommes ou femmes, et se recrutait surtout parmi les veufs et veuves.


Une confrérie en l’honneur de Sainte Barbe fut établie dans les premières années du XVIIe    siècle.


A l’époque si les pèlerinages étaient encore fréquents, il se constitua à Beaumont une association pieuse en l’honneur de Saint Jacques, composée de 12 membres dont le plus grand nombre avait été visiter le célèbre sanctuaire de Saint Jacques en Galice.


Une confrérie en l’honneur de Saint Hubert ne comptait que 4 ou 5 membres.


Enfin mentionnons la confrérie de Saint Roch, dont voici l’origine: « Au mois d’août 1597, fut érigé par le curé et plusieurs bourgeois de la ville de Beaumont une confrérie à dévotion en l’honneur de Dieu et de Monsieur Saint Rocq; aussi fut fait un chiron de la grandeur qu’est la tournure de la dite ville, lequel s’alluma nuit et jour devant le vénérable Saint-Sacrement, ad cause que, au mesme temps, plusieurs des lieux voisins du dit Beaumont estoient affligés de la maladie contagieuse mesme, y eut aussy Jehan Wauthier et tout son mesnage, residant en sa maison sur le marché, qui moururent tous de la dite contagion, et afin d’en être préservés, érigèrent la susdite confrérie. »


BERNIER, Th., Histoire de la Ville de Beaumont, Concours de 1876 - Ouvrage réédité en l’an 2000 par les soins de l’Office du tourisme de Beaumont